La fraternité de Ouidah

Erigée en 1996, la Fraternité de Ouidah, a été pensée pour accueillir les jeunes frères en formation de la sous-région ouest africaine : c’est donc à une fraternité de formation. Née d’une collaboration entre la custodie du Bénin et celle de la Côte d’Ivoire, cette fraternité a connu en ses débuts avec comme formateurs les frères Vittore Fiorini, et Michele Peirano. Les premiers étudiants étaient : fr Lazare Azouma et Fr Aubin Aguessy du Bénin, Fr Zachari Kolantrin de la Côte d’Ivoire. Avec une ouverture de la collaboration aux custodies du Cameroun et du Burkina Faso, le nombre d’étudiants a augmenté au fil des années. Mais la pose de la première pierre eut lieu le 4 octobre 1994.

Notre Dame de Lorette de Ouèssè est une Fraternité Internationale où les frères font l’expérience culturelle directe qui encore ne se trouve écrite nul part. Et de cela, les frères s’enrichissent mutuellement, voici des années déjà. L’accueil réciproque s’effectue dans la joie même si elle rencontre, quelques fois, des résistances culturelles, mais de caractère passager. Cette vie de joie ouvre, par le fait même, à la fraternité universelle initié et recommandée par notre Père saint François. Chaque frère, constituant un « réservoir » de cette vie, la répand partout où il va et la diffusion est à l’échelle internationale. A cet effet, un remerciement à tous les frères formateurs qui ont offert de leur énergie pour contribuer au développement intellectuel et spirituel des étudiants qui ont suivi leur formation dans la fraternité dès sa création jusqu’à nos jours.

La formation, qui s’y donne prépare les candidats, dans les disciplines de la philosophie et de la vie religieuse surtout franciscaine capucine pour aider les étudiants affronter les problèmes de notre temps et parfois aboutir sur les études théologiques dans les grands séminaires sanctionnées par l’appel aux ordres pour la gloire de Dieu. Ceci se fait dans le Centre d’Etude de Philosophie et de Franciscanisme CEPF.

C’est une fraternité où des frères d’origines et de langues diverses vivent ensemble, l’idéal franciscain. Deux langues y sont parlées : le français et l’anglais, vu que la plupart des frères proviennent des circonscriptions ayant le français ou l’anglais en commun. En plus des études et de la prière, les frères en formation se livrent aussi à l’aspect ludique qui favorise la croissance dans tous les aspects humains.

 

Les reformes du CEPF

Le CEPF est un centre qui héberge actuellement des frères capucins et camilliens et bénédictins.  La vision philosophique du CEPF est : « Ecce homo ».  Si Pilate devant Jésus de Nazareth renvoie l’homme à lui-même, c’est simplement une invitation à prendre en compte la fameuse citation de Pindare : « Deviens ce que tu es quand tu l’auras appris ».  Penser la condition humaine en vue de préparer nos étudiants à l’étude de la théologie et surtout en vue d’une vie religieuse plus humanisante, voilà une des préoccupations du CEPF. La pensée qui n’est que préparation ne veut et ne peut prédire aucun avenir. Elle tente seulement, face à l’abîme-toujours-là du présent, de carillonner en un prélude l’inévitable question de l’être. Le son de cloche n’est que l’écho sans fin à travers les cours et recherches de deux questions fondamentales : En quoi l’être, en son déploiement, maintient l’essence de l’homme ? En quoi l’essence de l’homme repose dans le penser de la vérité de l’être ?

La reforme initiée dans la séparation de la première d’avec la deuxième année n’est qu’un pas en avant pour aidera à réaliser le projet de filiation. L’objectif est d’être un centre autonome grâce à l’affiliation et d’ouvrir le centre aux autres communautés religieuses en ouvrant aussi une licence en sciences religieuses option franciscanisme.

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