Histoire de la mission au Benin

Les capucins au Bénin

 

L’Ordre des Frères Mineurs Capucins né officiellement en 1528 constitue l’une des trois branches du premier Ordre Franciscain fondé par Saint François d’Assise, à côté des Frères Mineurs de l’Observance et des Frères Mineurs Conventuels. Ils reçurent le nom de “capucins” à cause d’une partie de la bure (vêtement religieux) – capuce ou capuchon – dont ils se servaient pour couvrir la tête. Les Capucins en 2019 étaient au nombre de 10515, répartis de par le monde entier.

En 1987, à l’appel des Evêques Mgr Christophe ADIMOU et de son coadjuteur Mgr Isidore de SOUZA qui lui succéda, quatre frères de la Province des Marches d’Ancône (Italie) se sont établis à Akpakpa dans la cité Vie Nouvelle. Ils ont ouvert une maison en 1989 qui aujourd’hui porte le nom de Fraternité Saint François d’Assise et acceptèrent la charge de la paroisse Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus Pk6. Prenant ainsi racine au pays, les frères ouvrirent d’autres fraternités qui, avec le temps, formèrent la custodie Saint Pio da Pietrelcina (1999).

Aux débuts de la présence capucine sur cette terre béninoise, furent quatre pionniers de la Custodie des Frères Mineurs Capucins du Bénin en la personne de frère Vittore Fiorini, ferme dans la défense du charisme franciscain des frères à travers l’apostolat des familles, frère Mario Capriotti engagé dans l’affirmation de la pauvreté comme perle de la vie franciscaine à travers les œuvres, frère Giansante Lenti, qui se procure des vocations avec la franchise que la vie religieuse n’est pas une promotion sociale mais un chemin de formation long et exigeant, Frère Vincenzo Febi dévoué à l’assistance aux petits et à la lutte contre la vaudou en accompagnant de nombreuses petites filles vers un métier décent.

Malgré leur nouveauté distinctive – barbe plus ou moins longue, bure marron ou kaki par adaptation aux usages du clergé local et surtout à cause de la chaleur et des sandales aux pieds – ces frères se sont attirés la sympathie de la population par leur énergie dans l’aménagement des terrains entourant l’église et la fraternité. On admira aussi leur ardeur par exemple à éteindre le feu dès qu’il se déclare dans l’une des maisons du quartier Donatin. Pour assurer la formation des jeunes désireux de partager leur forme de vie, les frères organisaient des rencontres périodiques dans la fraternité de Donatin. Ils collaborèrent avec la custodie de la Côte d’Ivoire (pour le postulat jusqu’en 1999) et collaboraient avec la custodie du Cameroun (pour le Noviciat et le post-Noviciat depuis 1999 jusqu’en 2019). Plusieurs des frères actuels de la custodie y ont passé leur temps de formation. Dès leur implantation au Bénin, les frères se sont évertués à assurer l’assistance sociale à quiconque se présentait à leur porte. En 1996, fut ouverte la maison de formation Notre Dame de Lorette de Ouessè (Ouidah) et elle fut inaugurée par le Frère Gianni Pioli alors Provincial des Marches.

En 2003, à la demande de l’évêque de N’Dali, Mgr Martin ADJOU, fut ouverte une fraternité insérée en campagne dans la ville de Ina. Le projet visait la première évangélisation. A leur arrivée, les frères se sont engagés face aux nombreux problèmes familiaux, de misère, de logement et de santé des habitants des villages avoisinants. Cette fraternité commencée timidement à deux fut enrichie par la suite et continue sa présence.

Au terme de 34 ans de présence des frères Mineurs Capucins au Bénin, la custodie de nos jours compte cinq communautés à son actif avec un total de 77 frères dont 4 frères italiens parmi lesquels le frère Giampiero Cognigni qui a rejoint la custodie le 22 novembre 2020 dernier.

En 2008 et en 2015, les frères ont élargi leurs activités dans deux autres lieux d’apostolat : la Paroisse Saint Paul de la Marina PK 10 dans le diocèse de Porto-Novo et la paroisse Saint Jean-Marie Vianney de Wawata dans le diocèse de Cotonou.

Par ailleurs, le 04 Octobre 2017 fut inaugurée officiellement la quatrième fraternité a Klouékanmey dans le diocèse de Lokossa dédiée à “Saint Bonaventure” et accueillant les frères qui, en suivant le nouveau programme de formation après la philosophie à Ouidah, continueraient les études théologiques au grand séminaire “Mgr Louis PARISOT” de Tchanvédji. 

L’histoire poursuit son cours aujourd’hui à travers les multiples engagements des frères et elle s’illustre par chaque frère qui essaie, à sa manière, de répondre à l’appel de Dieu.

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Custodie S. Pio da Pietrelcina du Bénin